A poil pour le FBI

Sur le New York Times on peut lire un article qui vaut la peine d’être lu, bien qu’il reprend des faits qui ne sont plus tous jeunes, brièvement repris par Wired en 2007.

Hasan M. Elahi est un professeur d’art originaire du Bangladesh et citoyen américain.

Un jour de 2002, il rentre aux USA via l’aéroport de Détroit où il est interpellé. S’ensuit un interrogatoire de plus d’une heure et demi où on lui demande des détails de ce qu’il a fait tel ou tel jour…
M. Elahi a l’habitude de noter sur un agenda électronique tous ses déplacements, prenant aussi de nombreuses photos lors de ses déplacements, ce qui lui permet d’être relâché.

Mais une semaine plus tard il est convié à un entretien où il est interrogé par un agent du FBI très calé sur le monde islamique et les groupes terroristes. Ces interrogatoires ce sont répétés sur les 6 mois qui ont suivi et le professeur n’osait plus se déplacer de peur d’être à nouveau interpellé puisqu’il était vraisemblablement fiché à tort.

Il décide alors d’avertir systématiquement le FBI de ses déplacements par mesure de prévention.
Il décide ensuite de pousser le principe plus loin en créant un site Internet sur lequel il expose des photos qu’il prend régulièrement à longueur de journée, annotées avec leur emplacement et leur date.

L’idée qu’il défend est qu’en mettant à disposition de n’importe qui sa vie entière sur Internet il rend obsolète les informations que détient le FBI, rendant ainsi sa surveillance et son fichage inutile…